Partie de Rouen trois ou quatre jours plus tôt, la petite troupe se dirige en diligence vers Le Havre pour fuir Rouen occupé (1870). Alors que le voyage se fait long et inconfortable, par une journée d’hiver froide et neigeuse, Boule de Suif, la seule personne à avoir prévu de quoi manger pour le trajet, partage généreusement ses terrines de poulet, ses poires et son vin avec ses compagnons qui, un peu hésitants au début du fait de la réputation de cette dernière, finissent par accepter l’offre. Les esprits se délient, l’ambiance est joviale.
Censés repartir de l’auberge de Tôtes (est-ce le Tostes de Madame Bovary ?) le lendemain matin, ils découvrent que l’officier prussien en charge des lieux est opposé à leur départ. Motif : Boule de Suif a refusé ses avances la veille...
Se forme alors un plan odieux, parmi les voyageurs, pour convaincre Boule de Suif de se donner à l’officier afin de libérer le groupe. L’argumentation qui vise à persuader la courtisane de s’exécuter est axée sur le sacrifice pour le bien commun et l’idée selon laquelle une « action blâmable en soi devient souvent méritoire par la pensée qui l’inspire ».
Alors que Boule de Suif entend raison à cette cause, le reste du groupe célèbre la fin de sa captivité en buvant du champagne et en faisant bonne chère.
Le matin suivant, la diligence repart, avec la même troupe à bord. Cette fois-ci, tout le monde a prévu de quoi manger pour le voyage, sauf Boule de Suif. Non seulement personne ne partage la moindre miette avec elle mais, gens de peu de reconnaissance, on trouve encore à la blâmer pour son peu de vertu...

Être élevé dans la dentelle n'est pas nécessairement le signe d'une vie prospère ou heureuse; c'est ce que le narrateur de Mort à crédit s'en va nous montrer.




« Le "Sésame" de l'hôtel Guermantes et de tous ceux qui valent la peine que la porte s'ouvre grande devant vous, c'est moi qui le détiens. Je serai juge et entends rester maître de l'heure. Actuellement vous êtes un catéchumène. »